La CAMPAGNE D’ITALIE

 

Courant 1806, bloqué à Udine, il croit sa carrière bloquée une fois de plus. Le général Marmont laisse le commandement au général Baraguey d’Hilliers, colonel général des dragons. C’est un officier de grande prestance, instruit et expérimenté qui lui ouvre sa maison comme aux autres officiers. Madame la générale lui en fait les honneurs, accompagnée de sa fille Elisabeth Daniels.
C’était une fille d’un premier mariage. Elle a seize ans et impressionne notre jeune officier, qui la demande en mariage.

Couplets moralisateurs du beau-père sur l’âge et la naissance et voilà plusieurs mois passés, ce qui permet à un italien de bonne extraction d’être agréé comme gendre.

Supplications et larmes attendrissent la belle, qui cède aux arguments désespérés de Maximilien. Le mariage est décidé pour le 20 avril 1807.

Elisabeth devient « sa chère Lise », qui sera toute sa vie, l’objet de toute sa tendresse et l’aiguillon éclairé de son ambition.

Le 25 avril 1807, voilà notre jeune marié désigné comme chef de mission à Constantinople car les Anglais et les Russes menacent la capitale du Sultan Sélim.

Cinq jours après son mariage il part avec sa dulcinée par Fiume, il rejoint Zara, où ils s’embarquent.

Carte_DalmatieItinéraire en Dalmatie

La flotte anglaise croisant à Quarnero, et une escadre russe manœuvrant autour des îles jusqu’aux bouches du Cattaro, de Zara ils suivent la route de terre par Sebenico pour aboutir à Trau, où une barque le conduit au Q.G. à Spalato.

Il y reçoit les instructions de Marmont et repart à Zara. Là, il dit adieu à Lise, qui repart vers des cieux plus cléments.

Le 11 mai 1807, Maximilien part pour Knin et y passe en revue quatre compagnies d’artillerie (2 françaises et 2 italiennes), qu’il doit conduire à Constantinople.
Le Pacha de Bosnie provoque un retard dans le déroulement de l’opération en exigeant que les canonniers marchent par fraction de douze à quinze hommes au plus. Maximilien devant cette démarche insolite, part à Spalato pour voir Marmont. Il décide de devancer sa troupe ainsi retardée et se met en route.
Il est accompagné par :
- Les capitaines du génie Thuilier et Testut de Tracy.
- Le lieutenant d’artillerie Favier.
- Un interprète, un certain docteur Pezzo, qui ne parle pas le turc !.
- Six domestiques.

Avec cet équipage il va de Traunik à Pristina, il traverse le bassin de Vardar pour se rendre à Uscup, puis Strunitza et Seres où notre envoyé spécial apprend que le Sultan Selim a laissé sa place à Mustapha. C’est alors le retour au fanatisme religieux, contre les idées novatrices de progrès et de civilisation du prédécesseur.

Maximilien se dirige sur Salonique persuadé de continuer sa mission à cause de l’absence de nouvelles consignes.

Le 24 juin 1807, Il arrive à Therapia et se présente à l’ambassadeur français. Il reste auprès du général Sébastiani pendant un mois en attendant que le nouveau Sultan précisa sa politique.

Selim3La politique française a triomphé et Maximilien rejoint Ismail Pacha chargé d’organiser la défense du détroit des Dardanelles.

Le sultan Sélim III

 

 

Fin août 1807, la paix de Tilsitt modifie les vues de Napoléon sur la Turquie. Le 22 septembre 1807 Maximilien quitte Constantinople pour retourner en Dalmatie, via Andrinople et Pristina. Il arrive à Zara le 19 octobre 1807.

Le 24 octobre 1807, il est à Udine où il retrouve sa femme et le commandement de l’artillerie du deuxième corps. Il reçoit l’ordre du croissant, institué par Selim III. Cette décoration ottomane n’était pas distribuée à beaucoup de gens ; seules cinquante personnes de tous pays l’avaient reçue à cette époque.

 

 

Itinéraire de Foy vers Istambul Iti_Istambul