PROLOGUE

 

Foy_Colliard

degré de parenté Colliard-Foy

Maximilien Sébastien FOY est surtout connu comme député. L'un des grands députés qui a sa statue est dans l'intérieur du palais Bourbon, le siège du parlement français.

Mais ce fut aussi un grand militaire.......

Et il avait déjà une longue carrière dérrière lui lorsqu'il embrassa, avec éloquance et passion, sa deuxième vie de député.

Grâce à l’obligeance de deux cousines havraises, Jeannette et Cécile Colliard, j’ai écris ce qui suit en m’inspirant d’un de leurs livres, écrit par un général, qui comporte force renseignements et reproductions des courriers échangés par Maximilien vers ses supérieurs.

Ensuite, elles me prêtèrent un autre volume reprenant ses discours à la Chambre prononcés à partir de 1822 et jusqu’à sa mort. C’est le tome deux (le premier comprenant une notice biographique par M. Tissot et un exposé de M. Etienne sur le général Foy orateur), suivis des discours prononcés sur sa tombe, ainsi que la liste des souscripteurs français pour l’édification de son monument funéraire.

 Dernier clin d’œil de l’Histoire à ce soldat méconnu :

 Ce tout premier livre, imprimé en 1826 par P. A. Moutardier, libraire-éditeur 4 rue Gît le Cœur à Paris, indique sur la page de garde sous son portrait : « Maréchal Ney, Prince de la Moskova ». Certainement une énorme coquille.

 

 

Que retenir du député et de ses discours aux sujets un peu dépassés ?

- Que Maximilien, né sous la Révolution, est un acteur important de l’épopée Napoléonienne, témoin du retournement de la Restauration, fut le défenseur de l’autorité de la royauté dans son cadre constitutionnel, la Charte. Ne dit-il pas :
« C’est qu’on veut sans cesse sacrifier le présent au passé ; c’est qu’on veut sacrifier les capacités et les vertus du jour, aux vices et aux nullités de l’ancien temps. »

- Républicain, il fut le défenseur vigilant de cette association : Roi - Charte, à ses yeux seul garant contre le retour en force des nostalgiques de la monarchie absolue. Il pourrait être critiquable quand il reconnaît que seuls les ministres sont faillibles, et par-là même accusables,
«.... alors que le Roi ne fait pas de mal »

Quand on connaît la vie intime de Louis XVIII, on peut en douter !

Les grands nobles exilés et spoliés par la Révolution regardaient d’un mauvais œil cette éloquence contenue d’un militaire proférant des évidences auxquelles ils n’avaient que des vexations à opposer. Face à ses grandes idées patriotiques, ils contre-attaquaient par des atteintes personnelles.

- Il gênait ceux qui voulaient reprendre possession de leurs terres, en proférant des attaques comme :
« Lorsque l’esclavage est la base du droit commun, privilège est synonyme de franchise et de liberté ; mais lorsque la liberté et l’égalité sont les bases du droit commun, privilège est synonyme d’oppression.»

Si la droite de l’Assemblée n’avait comme ambition que de retrouver ses privilèges d’antan, Maximilien, en député pénétré de sa fonction et connaissant ses dossiers, défendait les intérêts particuliers (Méruel et Benjamin Constant) mais surtout les fondements d’une nation naissante.

Il était intimement convaincu du danger que représentait le retour de la société d’avant 1789, et la catastrophe que serait la reprise des affrontements révolutionnaires. Le député, qu’il était, défendait la Charte, même s’il était pleinement conscient de son imperfection, faisant la part trop belle aux ci-devant revanchards.

Si ses discours reflètent aisément sa mentalité, il suffit de s’imprégner des éloges funèbres de ses amis pour comprendre la grandeur d’âme de cet homme idéalement sincère, désintéressé, juste, clairvoyant et enthousiaste défenseur de la liberté individuelle.

 

 

Si vous passez par Orthez, sachez qu’il y a une rue du général Foy et qu’à la sortie de cette ville sur la route de Dax sur le côté droit il y a une petite pyramide de pierres commémorant le passage de l’armée napoléonienne en 1814.

Orthez_Plaque

 

 


Orthez, plaque de l'armée de Napoléon

 

Un peu plus loin se trouve le « mont » du général Foy, endroit où il fut blessé.

Othez_canon

 

 

 

Orthez – Les canons napoléoniens

 

A la sortie sud le long du gave il reste encore les canons en position, face à l’avancée des Alliés.

Discours du Maire de Ham en l'honneur de Foy :


«Le général Foy est la gloire de notre cité, il fut la gloire de notre armée et la gloire de la tribune politique».

Ham_Foy

Place de Ham - Statue du Général Foy  inaugurée en 1879

 

NDLR : Pour faciliter votre lecture et rendre plus vivant ce récit de la carrière de Maximilien Foy, j’ai pris soin de mentionner les repères géographiques sur la carte d’Espagne Portugal (KÜMMERLY+FREY ISBN 3-259-01144-7) après chaque nom de ville espagnole portugaise ou française,