Les CENT JOURS

 

Le 15 mai 1815, Maximilien, baron de Foy, est nommé comte d’empire ; mais son commandement sur « …2000 piétons ne suffisent à remplir mon temps ni mon amour-propre. » Il espérait mieux de l’empire, mieux que le commandement de la 9ème division d’infanterie du 2ème corps d’observation sous les ordres du lieutenant général Reille ; toujours devant lui au tableau d’avancement ! Mais la campagne de 1815 vient à point pour apaiser sa rancœur.

Waterloo : le 16 juin 1815, l’armée montre une rage de vaincre pour l’Empereur qui lui fera dire :

« Nul ne peut mettre en doute le triomphe de la France ».

GrandeArmee Waterloo 1815

 

Le 17 juin 1815, cap sur les Quatre-Bras. Ney ne voit personne et ordonne l’attaque du Bois Bossu. Le général Reille revoit se dérouler la bataille de Saragosse, mais Ney ignorait la tactique de Lord Wellington : Vivons cachés jusqu’à l’assaut final ! Il a raison mais le maréchal Ney est impatient d’en découdre. Irréfléchi, il croit que les compagnies de voltigeurs suffiront pour enlever ce point culminant à l’intersection des chemins. Aussitôt que Bachelu et Maximilien s’avancent avec leurs troupes, quatre bataillons anglais et écossais se forment en bataille. Le 2 ème léger, tête de colonne de Bachelu n’attend pas le contact et prend la fuite. Maximilien passe le ruisseau avec sa première brigade et forme le 100ème régiment solide sur le plateau en arrière de Gémioncourt. Les renforts arrivent de partout pour Lord Wellington, qui se maintient au Bois Bossu.

 

Le 18 juin 1815, la cavalerie fait merveille au bois d’Hougoumont ou même Napoléon avec sa vieille garde monte au front. La cavalerie se retire en faisant le tour de ce bois. Bachelu et Maximilien prennent le relais et gravissent le plateau. C’est à cet instant, que la mousqueterie anglaise entre en scène et blesse Maximilien à l’humérus droit. C’est la fin de la gloire Napoléonienne et la bataille de Mont Saint Jean en est le dernier jour. Il dira « C’est le tombeau de l’Empereur et des Français».

 

Maximilien dira plus tard à la tribune de la chambre des députés :
« Nous avons couru à Waterloo comme les grecs couraient aux Thermopyles, tous sans crainte, et presque tous sans espoir. Ce fut l’accomplissement d’un sacrifice magnanime ; et voilà pourquoi ce souvenir, tant douloureux qu’il puisse être, nous est resté précieux à l’égal de nos plus glorieux souvenirs ».

 

Le 19 juin 1815 Maximilien se retire sur Marchiennes au pont, où il arrive à quatre heures du matin. Il en repart aussitôt. Mais exténué de fatigue, souffrant de sa blessure, il s’arrête à Wattignies et le 20 juin il atteint Avesnes.

A bout de forces, il rentre à Ham, où sa femme met au monde Fernand Maximilien Louis. Par sa blessure, il est autorisé à rester à Ham, et d’y organiser la résistance, avec une compagnie de vétérans. Avec de tels soldats, Maximilien ne voulait pas être prisonnier, il rentre à Paris.

 

Le 8 juin 1815, Louis XVIII rentre dans Paris, qui ne montre pas d’allégresse.

Le 30 juillet 1815, Maximilien de Foy est nommé inspecteur général d’infanterie.

Le 16 juin 1819, il est inspecteur général du 3ème arrondissement d’infanterie.

En 1819, il est élu député de l’Aisne.

 

Sa carrière militaire se terminait, l’homme politique naissait !

 

Statue de Foy  à l'Assemblée Nationale

Foy_Statue_AN